La communauté humanitaire a appelé la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaiba, à renforcer la mobilisation des ressources en faveur des populations vulnérables du Nord-Kivu, confrontées à une crise à la fois sécuritaire, humanitaire et sanitaire.
Lors d’une séance de briefing avec la ministre d’État, en mission d’assistance humanitaire d’urgence à Beni, les humanitaires ont dressé un tableau préoccupant de la situation dans la province. Au 31 août 2026, plus de 3,4 millions de personnes étaient concernées par des mouvements de population, dont plus de 1,5 million de déplacés internes et près de 1,9 million de retournés.
La situation sanitaire reste également préoccupante, notamment dans le corridor Beni-Butembo-Lubero, marqué par l’épidémie d’Ebola. Au 14 septembre, 1.274 cas confirmés et 827 décès avaient été rapportés, selon les données présentées par la communauté humanitaire.
Face à cette situation, les partenaires humanitaires demandent notamment davantage de financements pour les 2,2 millions de personnes qui restent sans assistance, le renforcement de la protection des civils, l’appui à la riposte contre Ebola ainsi que l’amélioration de l’accès humanitaire dans les zones les plus affectées.
Ève Bazaiba a salué l’engagement des acteurs humanitaires et réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer sa collaboration avec les partenaires. Elle a également assuré que des efforts sont engagés pour améliorer la sécurité et renforcer la riposte sanitaire.
Au-delà de l’assistance d’urgence, la ministre d’État a annoncé le lancement du processus administratif de retour volontaire des personnes déplacées vers leurs milieux d’origine, sous réserve de conditions suffisantes de paix et de sécurité.
Elle a enfin assuré les humanitaires de la prise en compte de la sécurisation de leurs activités et appelé à une collaboration efficace et responsable pour répondre aux besoins des populations du Nord-Kivu.
Clementus Lusamba