Dans la nuit du vendredi au samedi 16 mai, le journaliste Juvénal Mutakato a été victime d’une attaque à son domicile situé au quartier Lumumba, dans la commune de Bagira, ville de Bukavu, au Sud-Kivu en République démocratique du Congo.
Selon des informations recueillies auprès de proches de la victime, l’incident s’est produit vers 23h45 lorsque des hommes non identifiés se sont introduits dans l’enclos de sa résidence avant de s’en prendre à l’habitation.
« Ils ont pénétré dans l’enclos, endommagé plusieurs installations extérieures, brisé des vitres et tenté de forcer l’accès principal de la maison. Réveillé par des bruits inhabituels, il serait sorti pour comprendre l’origine du vacarme avant de se retrouver face aux assaillants. Alertés par les cris provenant de la maison, plusieurs voisins sont rapidement intervenus, contraignant les individus à prendre la fuite »,ont rapporté des proches de la victime.
Contacté par Afrique-One.net après l’incident, Juvénal Mutakato a exprimé son soulagement après cette nuit de frayeur.
« Nous avons vécu des moments très difficiles. Le plus important aujourd’hui est que ma famille et moi soyons en vie. Malgré leur départ précipité, les assaillants ont réussi à emporter une somme d’argent ainsi que plusieurs biens de valeur », a-t-il déclaré.
Réagissant à cette situation, Polycarpe Ndume, activiste des droits humains, a condamné cette attaque et appelé à une meilleure protection des professionnels des médias.
« La liberté de la presse demeure un droit fondamental qui doit être protégé. Les journalistes ne doivent pas devenir des cibles dans l’exercice de leur travail », a-t-il indiqué.
Il a également exhorté les services de sécurité à renforcer leurs efforts dans la lutte contre l’insécurité.
« Nous demandons aux services de sécurité de concentrer leurs efforts contre les véritables auteurs de l’insécurité et non contre les journalistes », a ajouté l’activiste.
Au sein de la corporation journalistique comme dans plusieurs quartiers de Bukavu, des voix continuent de s’élever pour réclamer des mesures urgentes destinées à renforcer la sécurité et restaurer un climat de confiance dans la ville.
Cristian Balemba à Bukavu