Les experts de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur les violations des droits humains dans l’Est de la République démocratique du Congo sont attendus dans le pays à partir du 7 juin prochain.

L’annonce a été faite par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, lors de la 91e réunion du Conseil des ministres.

Selon le compte rendu de cette réunion, cette mission s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution adoptée en février 2025 par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies portant création de cette commission d’enquête.

D’après le gouvernement Congolais, les experts entameront leur séjour à Kinshasa avant de se rendre à Goma et dans d’autres localités de l’Est du pays touchées par l’insécurité. Ils auront pour mandat de recueillir des informations et d’établir les faits sur les violations présumées des droits humains et du droit international humanitaire, notamment les violences sexuelles, les massacres de civils et les atteintes aux droits des femmes, des enfants et des personnes déplacées.

Pour assurer le bon déroulement de cette mission, la cheffe du gouvernement a instruit les ministres des Droits humains et de l’Intérieur à prendre toutes les dispositions sécuritaires et logistiques nécessaires.

Ensuite, les ministres du Budget et des Finances ont également été sollicités pour mobiliser les ressources devant accompagner les travaux des enquêteurs.

La commission est présidée par Arnauld Akodjenou et compte parmi ses membres Maxine Marcus ainsi que Clément Nyaletsossi Voule. Leur mission comprend également l’identification des auteurs présumés des violations documentées.

Pour les autorités congolaises, l’arrivée de cette commission constitue une avancée majeure dans les efforts visant à établir les responsabilités sur les crimes commis dans l’Est du pays et à renforcer la lutte contre l’impunité.

Clementus Lusamba / Afrique-One.net