Le ministre congolais des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a tenté de rassurer les provinces démembrées jeudi devant le Sénat, en annonçant le paiement des rétrocessions de janvier et février, tandis que celles de mars et avril devraient être versées simultanément.
Répondant à une question orale avec débat initiée par le sénateur Vunabandi Kanyamihigo Célestin, le ministre a reconnu les difficultés persistantes liées aux arriérés des rétrocessions et au fonctionnement des assemblées provinciales.
Selon Doudou Fwamba, le Gouvernement investi en juin 2024 a hérité d’importants retards de paiement laissés par les précédentes équipes. Il affirme toutefois que plusieurs mois de rétrocessions ont déjà été apurés, aussi bien pour l’exercice 2024 qu’une partie de 2025.
Le ministre des Finances a également justifié ces retards par la pression exercée sur les finances publiques en raison de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. D’après lui, entre 30 et 35 % des recettes nationales sont actuellement consacrées aux dépenses sécuritaires et aux opérations militaires.
Face aux critiques sur la retenue à la source des 40 % des recettes nationales destinées aux provinces, Doudou Fwamba a soutenu que la loi relative aux finances publiques encadre les modalités d’application de cette disposition constitutionnelle, notamment au regard des charges encore assumées par le pouvoir central au profit des provinces.
Malgré ces assurances, plusieurs provinces continuent de dénoncer l’irrégularité des rétrocessions, estimant que les retards fragilisent davantage le fonctionnement des institutions provinciales.
Arcel Lumbala / Afrique-One.net