La 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola, causée par le variant Bundibugyo, continue de faire des victimes en République démocratique du Congo. Selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP), publié le 21 octobre 2026, le pays comptait, au 20 octobre, 9 704 cas confirmés, dont 4 687 décès, soit un taux de létalité de 48,3 %.

Au cours des dernières 24 heures couvertes par ce rapport, 67 nouveaux cas confirmés ont été enregistrés. L’Ituri arrive en tête avec 37 cas, suivi du Nord-Kivu avec 29 cas et de la Tshopo avec un cas. Durant la même période, 41 décès ont été rapportés, dont 23 survenus dans la communauté et 18 dans les centres de traitement.

L’Ituri demeure la province la plus touchée par l’épidémie, avec 7 040 cas cumulés. Elle concentre également 72,5 % des nouvelles infections signalées au cours de la période considérée.

Sur le plan géographique, l’épidémie a touché 66 zones de santé sur les 178 que compte le pays, soit 37,1 %, réparties dans huit provinces. Aucune nouvelle zone de santé n’a été affectée au cours des dernières 24 heures.

Le rapport de l’INSP fait également état de 2 595 patients guéris, dont 21 récemment sortis des structures de prise en charge. Par ailleurs, 1 041 personnes sont actuellement en isolement.

Concernant la surveillance en laboratoire, 462 échantillons ont été analysés, parmi lesquels 67 se sont révélés positifs au virus Ebola de Bundibugyo, soit un taux de positivité de 14,5 %.

Ces chiffres illustrent la persistance de l’épidémie et l’importance du maintien des mesures de surveillance, de dépistage et de prise en charge des personnes infectées, particulièrement dans les provinces les plus touchées.

Clementus Lusamba