Une nouvelle plateforme politique de l’opposition a officiellement vu le jour en République démocratique du Congo. Il s'agit de la Coalition Article 64, qui a été présentée mardi 19 mai 2026 à Kinshasa lors d’une cérémonie ayant réuni plusieurs militants et cadres de partis politiques de l’opposition.
Cette coalition est portée notamment par Delly Sesanga, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Jean-Marc Kabund. Ses initiateurs affirment vouloir œuvrer pour le respect des échéances constitutionnelles et l’alternance politique en 2028.
Dans une déclaration lue par Nicolas Lenga au nom des leaders de la coalition, l’opposition a fixé sa position sur la fin du mandat du président Félix Tshisekedi.
« À compter de ce jour, 19 mai 2026, il reste 852 jours avant la convocation constitutionnelle de l'élection présidentielle de 2028. Le compte à rebours démocratique est déclenché. À l'échéance de son mandat, avec ou sans élection, Félix Tshisekedi devra quitter le pouvoir de gré ou de force », a-t-il déclaré.
La Coalition Article 64 s’est également opposée à la proposition de loi sur le référendum initiée par Paul-Gaspard Ngondankoy, récemment jugée recevable à l’Assemblée nationale. Les responsables de cette nouvelle plateforme qualifie l'initiative de changement de la constitution d'un acte de rébellion contre la République et d'une déclaration de guerre au peuple congolais.
« Convaincus que la dérive autoritaire engagée par le régime de M. Félix Tshisekedi, à travers son initiative de changement de Constitution constitue un acte de rébellion contre la République et une déclaration de guerre au peuple congolais », ont-ils déclarés.
Les leaders de la coalition ont par ailleurs appelé la population congolaise à rester mobilisée face à ce qu’ils considèrent comme des tentatives de remise en cause des principes constitutionnels.
Lors de cette cérémonie, Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund étaient présents, tandis que Matata Ponyo et Moïse Katumbi, absents du pays, étaient représentés par les secrétaires généraux de leurs formations politiques.
Onesime Tshiunza / Afrique-One.net