L’organisation Human Rights Watch affirme avoir documenté huit cas de viols commis contre des femmes à Uvira et dans ses environs par des combattants de l’AFC/M23 et des soldats des RDF lors de l’occupation de cette ville du Sud-Kivu entre décembre 2025 et janvier 2026. 

Dans son rapport publié le 14 mai 2026, Human Rights Watch indique que les survivantes ont déclaré avoir subi ces violences sexuelles dans leurs champs ou à leur domicile, souvent sous la menace d’armes à feu ou de mort. Certaines victimes ont également raconté que leurs proches avaient été agressés ou exécutés après avoir tenté d’intervenir. 

L’ONG précise que ces abus s’inscrivent dans un contexte plus large d’exécutions sommaires, d’enlèvements et de disparitions forcées commis durant l’occupation d’Uvira. Selon le rapport, plus de 120 témoins et survivants ont été interrogés dans le cadre de cette enquête menée sur le terrain après le retrait du M23 de la ville. 

Human Rights Watch souligne également que plusieurs survivantes n’ont pas pu accéder rapidement à des soins médicaux adéquats, notamment aux traitements de prophylaxie post-exposition destinés à prévenir le VIH, en raison de l’effondrement des services de santé pendant cette période. 

Dans ce document intitulé « Nous sommes des civils ! », l’organisation appelle les autorités congolaises, le Rwanda ainsi que la communauté internationale à ouvrir des enquêtes indépendantes et à poursuivre les responsables présumés de ces violations graves des droits humains. 

Clementus Lusamba / Afrique-One.net