La situation de l’ancien pont érigé sur la rivière Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo, continue d’inquiéter fortement les habitants. Cinq ans après son effondrement partiel, cette infrastructure autrefois vitale pour la circulation des piétons, motocyclistes et commerçants est aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé, au point de représenter un véritable danger public.

Sur le terrain, les usagers décrivent un ouvrage quasiment impraticable par endroits : trous béants, planches cassées, plaques métalliques endommagées et sections instables. Malgré les alertes répétées de la population, aucune réhabilitation majeure n’a été engagée jusqu’à présent.

Les conséquences sont visibles. Les accidents deviennent récurrents. Mardi aux environs de 10 heures, deux motocyclistes sont entrés en collision sur le pont et ont été grièvement blessés, dont l’un souffrant d’une fracture à la jambe. Dans un autre incident, une femme d’environ 50 ans a été gravement blessée après avoir chuté dans une zone défectueuse de l’ouvrage, échappant de justesse à un drame plus lourd grâce à l’intervention de passants.

Frustrée par son état, les populations riveraines dénoncent un abandon prolongé de cette infrastructure stratégique. Commerçants, piétons et motocyclistes disent vivre dans la peur permanente à chaque traversée, redoutant un nouveau drame à tout moment.

Face à cette situation, la population lance un appel pressant aux autorités provinciales et nationales pour une réhabilitation urgente du pont. Elle prévient que sans intervention rapide, les risques d’accidents graves et de pertes en vies humaines vont continuer de s’aggraver.

Louis Bandoweshi à Tshikapa