Les autorités provinciales du South Kivu ont annoncé une révision des prix officiels des produits pétroliers dans les zones placées sous administration de l’AFC/M23. La mesure a été rendue publique à travers un communiqué signé le 15 juin 2026 par Mukiza Nzabinesha Gad, vice-gouverneur chargé des Questions économiques, financières et du Développement.

D’après ce communiqué, le litre d’essence (super) est désormais fixé à 3 550 francs congolais, contre 4 700 francs congolais pour le litre de gasoil (mazout). Cette décision, expliquent les autorités provinciales, intervient à la suite de la hausse observée sur le marché international du pétrole brut.

Selon l’exécutif provincial, le prix du baril de Brent, considéré comme référence mondiale, a récemment dépassé la barre de 95 dollars américains, obligeant ainsi les autorités à adapter la structure tarifaire appliquée dans les zones concernées.

Cette nouvelle tarification résulte de concertations menées avec plusieurs acteurs du secteur pétrolier, notamment le Club des pétroliers du Sud-Kivu ainsi que différentes régies financières parmi lesquelles la DGDA, la DGI, la DGRAD et la Division provinciale des Mines, Énergie et Ressources hydrauliques.

À travers cette mesure, les autorités affirment vouloir garantir l’approvisionnement régulier du marché local, préserver l’équilibre du secteur pétrolier et limiter les perturbations liées aux fluctuations des prix des hydrocarbures.

Le communiqué précise que ces nouveaux tarifs entrent immédiatement en vigueur sur toute l’étendue des zones concernées. Les distributeurs et détaillants sont ainsi appelés à respecter strictement les prix fixés.

L’administration provinciale prévient par ailleurs que toute pratique de spéculation, de surfacturation ou de rétention de stocks sera sanctionnée conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

Alors que les prix du carburant influencent directement le coût du transport et plusieurs activités économiques dans cette partie de la Democratic Republic of the Congo, cette nouvelle décision pourrait avoir des répercussions immédiates sur le quotidien des populations locales.

Christian Balemba / Afrique-One.net