La coalition de l’opposition baptisée Coalition Article 64 (C64) a lancé une sévère mise en garde au Sénat de la République démocratique du Congo contre toute adoption de la proposition de loi portant organisation du référendum, actuellement en examen à la chambre haute du Parlement.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 15 juin, au lendemain de la répression du sit-in organisé le 12 juin à Kinshasa, la C64 accuse les institutions de participer à ce qu’elle qualifie de processus visant à contourner l’ordre constitutionnel en ouvrant la voie à une éventuelle modification de la Constitution.
Cette plateforme, qui regroupe plusieurs figures de l’opposition et mouvements citoyens, estime que l’adoption de cette loi constituerait une menace grave contre la stabilité institutionnelle du pays. Elle appelle ainsi les sénateurs à ne pas se rendre complices d’un processus référendaire qu’elle juge contraire à l’esprit de la Constitution actuellement en vigueur.
La proposition de loi, déjà adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo le 9 juin dernier, vise officiellement à fixer les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo. Cependant, l’opposition soupçonne cette initiative d’être une étape préparatoire à une révision constitutionnelle pouvant ouvrir la voie à des changements institutionnels majeurs.
Alors que le Parlement clôture ce lundi sa session ordinaire de mars, le débat autour du référendum continue de polariser la classe politique congolaise, entre partisans d’une réforme institutionnelle et opposants farouchement attachés au maintien de la Constitution de 2006.
C.L