La tension politique est montée d’un cran  vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa, où la mobilisation de l’opposition contre le projet de révision constitutionnelle a dégénéré en violences, marquées notamment par le saccage de plusieurs permanences politiques dans la capitale congolaise.

Parmi les cibles, le siège du parti Fonus a été vandalisé. Selon des militants de cette formation politique, des jeunes affiliés à Union pour la Démocratie et le Progrès Social seraient à l’origine des dégâts enregistrés. Des meubles, des chaises ainsi que plusieurs autres biens ont été détruits. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, des jeunes se réclamant de l’UDPS ont déclaré en lingala vouloir « protéger le pouvoir », alimentant davantage la polémique autour de ces incidents.

La tension s’est ensuite étendue au siège de Alliance des Démocrates pour le Développement du Congo, dirigée par Prince Epenge. Les militants du parti accusent des membres de la Force du progrès, mouvement proche du parti au pouvoir, d’avoir également vandalisé leurs installations. Face à la montée des tensions, des éléments de la Police nationale congolaise et des militaires ont été déployés afin de rétablir l’ordre et prévenir tout affrontement entre groupes rivaux.

Pendant ce temps, la contestation contre la révision constitutionnelle et le projet de référendum s’est poursuivie aux abords du Palais du Peuple. À l’Assemblée nationale, les élus de l’opposition ont réitéré leur rejet du projet, tandis que plusieurs militants exigeaient le respect de la Constitution et demandaient au président Félix Tshisekedi d’aller jusqu’au terme de son mandat sans modifier la loi fondamentale.

À l’arrivée de Martin Fayulu à son quartier général, les forces de l’ordre ont renforcé le dispositif sécuritaire en barricadant plusieurs axes routiers autour du Palais du Peuple. Malgré cette présence sécuritaire accrue, des manifestants en colère continuaient d’exprimer leur opposition au changement de la Constitution, dans un climat politique de plus en plus tendu en République démocratique du Congo. 

Lua Mbombo / Afrique-One.net