La Société civile Forces Vives du noyau communal d’Ibanda, à Bukavu au Sud-Kivu, en République démocratique du Congo, hausse le ton contre ce qu’elle considère comme une pression fiscale excessive imposée à la population, alors que la région traverse une crise sécuritaire et économique persistante.
Dans une correspondance adressée aux autorités provinciales, son président, Murhula Machumbiko Jean, demande un allègement des taxes imposées aux petits commerçants et aux couches sociales les plus vulnérables.
Selon cette structure citoyenne, les habitants de Bukavu subissent déjà les conséquences de la guerre dans l’est de la RDC, auxquelles s’ajoutent des difficultés économiques accentuées notamment par la fermeture de certaines banques et coopératives d’épargne.
Cette Force Vive estime que la multiplication des taxes ne fait qu’aggraver davantage les souffrances de la population et fragilise les activités des petits opérateurs économiques.
Au-delà de la question fiscale, la Société civile d’Ibanda dénonce également l’absence de résultats concrets sur le terrain malgré les recettes collectées auprès des contribuables.
Elle pointe notamment la dégradation avancée de plusieurs axes routiers stratégiques de la ville, notamment la route Major Vangu–Nyawera reliant la Place de l’Indépendance à Industriel, ainsi que l’axe Bagira–Maison Blanche–Hôpital de Panzi.
Pour cette organisation citoyenne, la réhabilitation de ces infrastructures permettrait de fluidifier la circulation dans la ville et de limiter les accidents fréquemment signalés sur ces tronçons.
Face à cette situation, la Société civile appelle les autorités à réagir rapidement afin d’apporter des réponses aux préoccupations de la population.
Christian Balemba à Bukavu