Le gouverneur du Kasaï-Oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, a signé une série d’arrêtés portant création de deux entreprises publiques provinciales ainsi que d’une régie spécialisée dans l’assainissement, dans le cadre de sa politique axée sur le développement économique local et la modernisation des services publics.
Les textes, rendus publics vendredi 12 juin par le porte-parole du gouverneur, officialisent la mise en place de la Société Minière du Kasaï-Oriental (SOMIKOR-SARLU), de la Société Agro-pastorale du Kasaï-Oriental (SAGRO-PAKOR-SARLU) et de la Régie Provinciale d’Assainissement du Kasaï-Oriental (REPAKOR).
Selon les arrêtés consultés par Afrique-One.net , la SAGRO-PAKOR-SARLU aura pour mission de promouvoir le développement agricole et pastoral à travers la production végétale et animale, la transformation et la commercialisation des produits agricoles, l’aménagement des domaines agro-pastoraux, ainsi que l’accompagnement technique des producteurs locaux.
De son côté, la SOMIKOR-SARLU sera chargée des activités liées à la prospection, l’exploration, l’exploitation et la commercialisation des ressources minières de la province. L’entreprise pourra également assurer l’importation, l’exportation et la valorisation des permis miniers détenus par l’exécutif provincial.
Les documents officiels précisent que chacune de ces deux sociétés dispose d’un capital social de 250 millions de francs congolais, réparti en 100 parts sociales de 2,5 millions de francs congolais, entièrement souscrites par la province.
En parallèle, l’exécutif provincial a créé la REPAKOR, une structure publique chargée de coordonner les politiques d’assainissement et de gestion des déchets sur l’ensemble du territoire provincial.
Cette régie aura notamment pour responsabilités d’assurer la salubrité des espaces publics, de sensibiliser la population aux règles d’hygiène, de contrôler les opérateurs privés intervenant dans l’évacuation des déchets et de tenir le registre provincial des acteurs du secteur.
La nouvelle structure sera dirigée par un chef de service nommé sur proposition du ministre provincial ayant l’environnement dans ses attributions.
Avec cette série de réformes, le gouvernement provincial affiche sa volonté de renforcer les outils de développement économique et d’améliorer la gestion des services publics, même si la question de l’opérationnalisation et du financement durable de ces nouvelles structures reste posée.
Arcel Lumbala / Afrique-One.net