Le gouvernement congolais envisage une révision de la politique salariale dans l’administration publique, avec pour objectif d’améliorer la rémunération des agents les moins payés et de plafonner celle des hauts cadres. Cette orientation s’inscrit, selon le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi.
Le ministre du Budget a indiqué que le chef de l’État a instruit la réalisation d’un audit de l’état liquidatif afin d’assainir le système de rémunération des agents publics. Cette opération doit notamment permettre d’identifier les anomalies dans les effectifs et de disposer d’une situation plus fiable de la masse salariale de l’État.
Selon Adolphe Muzito, cette démarche poursuit un double objectif. Il s’agit, d’une part, d’améliorer progressivement les salaires des agents situés à la base de l’administration et, d’autre part, de plafonner les rémunérations des hauts responsables. Le gouvernement entend ainsi réduire les écarts salariaux au sein de la fonction publique.
Le Vice-Premier ministre a également dénoncé une contradiction dans l’administration publique, où certains agents seraient rémunérés sans exercer effectivement leurs fonctions, tandis que d’autres, présents et actifs dans leurs services, demeurent faiblement rémunérés. L’audit devrait permettre de mieux établir la correspondance entre les effectifs, les fonctions exercées et les rémunérations.
Cette réforme intervient dans un contexte où le gouvernement cherche à assainir la gestion des finances publiques et à mieux maîtriser la masse salariale de l’État. Les résultats de l’audit devraient servir de base aux prochaines mesures destinées à réorganiser le système de rémunération des agents publics.
Joel Tshimuanga / Afrique-One.net