À l'occasion de la Journée internationale de destruction des armes légères, célébrée ce jeudi 9 juillet, le Parlement Citoyen pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance – Baraza la Raiya (PCDBG-BR Asbl-DDH) a appelé les autorités congolaises à intensifier les efforts de désarmement et de lutte contre la circulation illicite des armes, qu'il considère comme l'une des principales causes de l'insécurité, particulièrement dans l'est de la République démocratique du Congo.

Dans un message rendu public à Kinshasa, l'organisation de défense des droits humains estime que la prolifération des armes légères continue d'alimenter les conflits armés, les violences contre les populations civiles et les violations des droits humains dans plusieurs provinces de l'Est du pays.

Selon le PCDBG-BR, la circulation incontrôlée de ces armes favorise notamment les massacres, les déplacements forcés de populations, les violences sexuelles liées aux conflits, les enlèvements contre rançon, les pillages ainsi que les assassinats ciblés. L'organisation considère que la destruction des armes illégales constitue un signal fort en faveur de la paix, du rétablissement de l'autorité de l'État et de la reconstruction du tissu social.

Le mouvement estime également que la prolifération des armes légères facilite les activités des groupes armés et des réseaux criminels, tout en accentuant les tensions communautaires. Une situation qui, selon lui, fragilise les institutions publiques, freine les efforts de développement et entretient un climat d'insécurité dans plusieurs régions du pays.

À cette occasion, le Parlement citoyen appelle les Congolais à promouvoir la culture de la paix, de la non-violence et de la cohésion sociale, soulignant que la consolidation de la paix constitue une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics et les citoyens.

L'organisation invite également les personnes détenant illégalement des armes à y renoncer et à privilégier les mécanismes pacifiques de règlement des différends. « Les armes n'apportent ni sécurité durable ni développement ; elles prolongent les souffrances des populations », indique le communiqué signé par son président national, Me Amani Lwamba Shadrack Romuald.

Le PCDBG-BR exhorte enfin le gouvernement congolais, avec l'appui de ses partenaires nationaux et internationaux, à renforcer les programmes de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), le contrôle de la circulation des armes ainsi que la sécurisation des frontières, dans le respect des droits humains.

La Journée internationale de destruction des armes légères vise à sensibiliser les États et les populations aux conséquences humanitaires de la prolifération des armes de petit calibre. En République démocratique du Congo, où plusieurs groupes armés demeurent actifs dans les provinces de l'Est, cette problématique reste l'un des principaux défis en matière de sécurité et de protection des civils.

Christian Balemba / Afrique-One.net