À Ciherano, dans le territoire de Walungu, les intempéries viennent de fragiliser davantage une infrastructure scolaire déjà confrontée à des conditions d’accueil difficiles. L’École primaire 2 Ciherano, autrefois appelée EP Cibwibwi, a vu une partie de sa couverture emportée par un violent coup de vent, vendredi 14 août 2026.

L’incident s’est produit dans le Pool primaire Walungu 5, au sein de la Paroisse saints Martyrs Baganda de Ciherano. Sous la puissance des rafales, plusieurs tôles qui protégeaient les bâtiments de l’établissement ont été arrachées, laissant certaines salles de classe exposées aux aléas du climat.

Le directeur de l’école, Aganze Cihemba, confirme les dégâts. Pour cet établissement public, le sinistre intervient à un moment particulièrement préoccupant : celui où se prépare la reprise des activités scolaires de l'année scolaire 2026-2027.

La disparition de cette couverture transforme ainsi un dommage matériel en véritable préoccupation éducative. En cas de nouvelles pluies ou de vents violents, les salles affectées pourraient devenir difficilement utilisables, compromettant les conditions dans lesquelles des centaines d’enfants doivent poursuivre leur apprentissage.

À Ciherano, l’urgence ne se résume donc pas à remplacer quelques tôles. Il s’agit de préserver un espace où des enfants viennent apprendre, grandir et préparer leur avenir. Une école privée de protection contre les intempéries ne peut pleinement remplir sa mission pédagogique, particulièrement dans une zone où les infrastructures restent vulnérables aux phénomènes météorologiques.

La direction de l’EP 2 Ciherano en appelle dès lors aux autorités éducatives et administratives, ainsi qu’aux organisations et personnes susceptibles d’apporter un appui. Son souhait est de voir les travaux de remise en état engagés avant la rentrée, afin que les élèves puissent retrouver des salles suffisamment sûres et adaptées.

« À quelques semaines de la rentrée scolaire, nous lançons un appel aux autorités compétentes et à toutes les personnes de bonne volonté afin qu’une solution soit trouvée rapidement », fait savoir la direction de l’établissement.

Pour les familles de Ciherano, la question dépasse désormais le seul périmètre de l’école. Chaque jour perdu dans des conditions d’apprentissage précaires peut peser sur la scolarité des enfants. Dans un contexte où l’accès à une éducation de qualité demeure déjà un défi pour de nombreuses communautés rurales, la détérioration d’un bâtiment scolaire constitue un risque supplémentaire pour la continuité des enseignements.

La situation de l’EP 2 Ciherano met également en lumière la nécessité d’une attention accrue portée à la résilience des infrastructures scolaires face aux événements climatiques. Construire et entretenir des écoles capables de résister aux intempéries relève autant de la protection des biens publics que de la sauvegarde du droit des enfants à apprendre dans un environnement digne.

À quelques semaines de la reprise des cours, le compte à rebours est donc engagé à Ciherano. Pour les responsables de l’établissement, l’objectif est désormais de restaurer la toiture au plus vite. Car derrière les tôles arrachées par le vent, c’est la sérénité de toute une communauté scolaire qui demeure suspendue à une intervention rapide.

Christian Balemba / Afrique-One.net