Les principales parties prenantes du Bas-Uélé ont pris part à un atelier de consultation organisé dans la salle de plénière de l’Assemblée provinciale, consacré à l’identification des projets prioritaires dans le cadre des réparations collectives en faveur des victimes des activités illicites de l’armée ougandaise en République démocratique du Congo.
Cette rencontre a été initiée par le Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO). Elle a réuni des députés provinciaux, des membres du gouvernement provincial, des représentants des confessions religieuses, de la société civile ainsi que diverses couches de la population.
Dans son intervention, le coordonnateur national du FRIVAO, Monseigneur Mwarabu Ngalema François, a souligné que cette démarche repose sur une approche participative, visant à impliquer directement les communautés concernées dans la définition de leurs besoins prioritaires.
« Les projets ne doivent pas être imposés d’en haut. Ils doivent venir de la base afin de répondre aux besoins réels des communautés », a-t-il déclaré.
De son côté, le président du cadre de concertation de la société civile du Bas-Uélé, Baudouin Bakwigbani Badiabale, a salué cette approche inclusive. Il a indiqué que la société civile a identifié trois secteurs prioritaires : la santé, l’éducation et les infrastructures sociales. Selon lui, ces domaines sont essentiels pour améliorer les conditions de vie des populations, stimuler l’emploi et offrir de nouvelles perspectives à la jeunesse.
Prenant la parole au nom du gouverneur de province, le vice-gouverneur Simon Gasawo Yangulume a salué la forte mobilisation des différentes parties prenantes. Il a exprimé l’espoir de voir ces consultations déboucher rapidement sur des projets concrets au bénéfice des victimes.
À l’issue des échanges, plusieurs propositions issues de la société civile, du gouvernement provincial, de l’Assemblée provinciale et des confessions religieuses ont été retenues pour une étude approfondie en vue de leur mise en œuvre prioritaire.
Cet atelier marque une étape importante dans le processus de justice réparatrice, en plaçant les communautés affectées au centre des décisions liées à leur relèvement.
Rodrigue Adja / Afrique-One.net