Un sit-in organisé par l’opposition contre le projet de loi référendaire a tourné aux affrontements vendredi 12 juin 2026 à Kinshasa, notamment aux abords du Palais du Peuple et dans plusieurs quartiers de la capitale. Plusieurs personnes ont été blessées lors des heurts entre manifestants et forces de sécurité.
Sur place, la manifestation, annoncée par les organisateurs comme une mobilisation pacifique pour dénoncer toute initiative de révision constitutionnelle par référendum, a rapidement dégénéré dès les premières heures de la matinée. Un important dispositif sécuritaire avait été déployé sur les principaux axes menant au Palais du Peuple, ce qui a entraîné des tensions entre forces de l’ordre et manifestants.
Des échanges de projectiles, des mouvements de foule et l’usage de gaz lacrymogènes ont été signalés, plongeant plusieurs zones de Kinshasa dans un climat de confusion et de panique. Les affrontements se sont ensuite étendus à différents points de la capitale.
Parmi les personnes touchées figure l’opposant . Des images largement diffusées sur les réseaux sociaux le montrent avec des blessures au visage, entouré de ses partisans. Ces images ont suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique, bien que les circonstances exactes de ces blessures ne soient pas encore officiellement établies.
Par ailleurs, des violences ont été signalées contre plusieurs permanences de partis politiques de l’opposition, notamment celles du FONUS et de l’ADDCongo. Les responsables de ces formations politiques affirment que leurs locaux ont été vandalisés, avec des bureaux, chaises et matériels détruits. Ils accusent des individus proches de la majorité d’être impliqués dans ces actes, une accusation qui n’a pas encore été commentée officiellement.
Ces incidents interviennent dans un contexte de tensions politiques croissantes autour du projet de référendum constitutionnel. Depuis plusieurs semaines, majorité et opposition s’opposent vivement sur l’opportunité d’une telle réforme. L’opposition estime que cette initiative pourrait ouvrir la voie à une modification des règles fondamentales du jeu politique, tandis que les partisans du projet défendent un mécanisme démocratique permettant au peuple de s’exprimer directement.
Les événements de ce vendredi risquent de raviver davantage les tensions politiques dans la capitale congolaise. Plusieurs observateurs appellent les acteurs politiques et les organisateurs à privilégier les voies de dialogue et les manifestations pacifiques afin d’éviter une escalade de violence autour du débat constitutionnel.
Louis Bandoweshi / Afrique-One.net