Le président du Parti pour un Congo Nouveau (PCN), Willy Bakonga Wilima, a vivement critiqué la plateforme de l’opposition C64 et mis en garde contre toute initiative susceptible de conduire à des mouvements insurrectionnels, lors de son passage au siège national de l’Union pour la démocratie et le progrès social à Kinshasa.

Venu apporter son soutien à la coalition « C4 pour le Changement de la Constitution », portée par le secrétaire général ad intérim de l’UDPS, Augustin Kabuya Tshilumba, l’ancien ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique s’est montré particulièrement sévère à l’égard de la coalition de l’opposition dénommée C64.

S’exprimant devant les militants et sympathisants de la majorité présidentielle, Willy Bakonga a qualifié cette plateforme d’illusion , estimant que ses animateurs ne présentent qu’une lecture partielle des enjeux politiques actuels.

« C'est une illusion, puisqu'ils ne voient que le premier alinéa, mais il y a le deuxième alinéa qu'ils ne veulent pas montrer au peuple », a-t-il déclaré.

Le président du PCN a également défendu la légitimité du président Félix Tshisekedi, rappelant que celui-ci a été élu lors du scrutin présidentiel de décembre 2023. Selon lui, cette légitimité ne saurait être remise en cause par les initiatives de l’opposition.

Dans son intervention, Willy Bakonga a évoqué les observations formulées par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo lors du processus électoral, soutenant qu’elles confirmaient la victoire du chef de l’État.

L’ancien ministre a par ailleurs dénoncé ce qu’il considère comme des manœuvres visant à entraver l’action des institutions et du gouvernement.

« S'il y a des groupuscules qui sont créés pour empêcher la gestion du pays par un homme qui a été choisi par l'ensemble du peuple, vous voyez que c'est déjà une entorse », a-t-il affirmé.

Abordant les appels à la mobilisation populaire lancés par certains acteurs de l’opposition, Willy Bakonga a averti que toute action susceptible de provoquer des troubles à l’ordre public ou de déboucher sur des actes insurrectionnels exposerait ses auteurs à des poursuites judiciaires.

« Quand ils font des insurrections, lorsqu'ils vont mettre la population dans la rue, c'est une insurrection. Ils sont passibles de sanctions punitives et exemplaires », a-t-il déclaré, avant de rejeter les accusations de dérive autoritaire régulièrement formulées contre le pouvoir en place. « Il ne faut pas croire que c'est la dictature », a-t-il ajouté.

À travers cette sortie politique, le président du PCN réaffirme son soutien aux institutions en place et aux réformes engagées sous la conduite du président Félix Tshisekedi. Il estime que la stabilité institutionnelle, la paix sociale et la consolidation de la démocratie doivent demeurer les priorités de la République démocratique du Congo.

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions politiques marquées par des divergences croissantes entre majorité et opposition sur plusieurs questions liées à la gouvernance et à l’avenir institutionnel du pays.

Christelle Wembo / Afrique-One.net