Ce jeudi, le président rwandais Paul Kagame, accusé d'être lié au M23, a livré une série de déclarations qui oscillent entre détermination politique et message de résilience face aux pressions internationales, dans un contexte régional toujours tendu entre le Rwanda et la République démocratique du Congo.
Sans détour, le chef de l’État rwandais a tenu à rappeler qu’il n’est pas du genre à céder sous la contrainte :
« Je n’ai jamais capitulé, même dans des circonstances bien plus difficiles », a-t-il affirmé, estimant que la situation actuelle reste « douloureuse mais surmontable ».
Évoquant les sanctions et autres mesures diplomatiques visant Kigali, Kagame reconnaît leur impact, mais refuse toute idée de recul stratégique :
« Oui, nous en ressentons les conséquences », admet-il, tout en soulignant qu’abandonner les choix actuels serait, selon lui, « encore plus coûteux ».
Dans un ton plus philosophique, presque résigné mais pas défaitiste, il ajoute que les injustices ne sont jamais durables et que le temps finit toujours par redistribuer les cartes :
« Rien n’est éternel », a-t-il lancé, laissant entendre que les rapports de force actuels pourraient évoluer.
Enfin, appelant à une solidarité continentale, Kagame a insisté sur la nécessité pour les pays africains de ne pas céder à l’intimidation des puissances extérieures, plaidant pour une Afrique plus unie et plus affirmée sur la scène internationale.
Une sortie qui, entre lignes de fermeté et appels à l’unité, ne manquera pas de nourrir les lectures politiques des deux côtés des frontières des Grands Lacs… et d’alimenter, encore un peu, les commentaires déjà bien fournis sur la région.
Onesime Tshiunza / Afrique-One.net