L’échouage d’une baleine sur les côtes de Moanda met en lumière les limites de l’expertise congolaise dans la gestion des incidents liés à la faune marine. La ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a indiqué que les deux seuls spécialistes congolais des baleines étaient en mission à l’étranger au moment des faits.
Selon la ministre, cette absence a constitué une difficulté dans la prise en charge technique immédiate de l’incident. Elle souligne ainsi la nécessité de renforcer les capacités nationales dans le domaine de la conservation et de la protection de la biodiversité marine.
« Nous avons deux spécialistes des baleines en RDC, mais malheureusement, au moment où la baleine s’est échouée à Moanda, ils étaient tous les deux en mission à l’étranger », a expliqué Marie Nyange Ndambo.
Pour la ministre, cette situation révèle les défis auxquels le pays reste confronté, malgré sa façade maritime et l’importance de ses écosystèmes côtiers. Le développement d’une expertise locale apparaît dès lors comme un enjeu pour assurer une réponse plus rapide et mieux adaptée aux incidents impliquant les espèces marines.
Marie Nyange Ndambo plaide ainsi pour davantage d’investissements dans la formation des spécialistes, le renforcement des institutions compétentes et la mise en place de mécanismes permettant une intervention rapide en cas d’urgence environnementale.
L’échouage de cette baleine à Moanda devrait également donner lieu à des études scientifiques afin de déterminer davantage les circonstances de l’incident et de recueillir des données utiles sur cette espèce marine.
Clementus Lusamba / Afrique-One.net