En mission conjointe avec le ministère du Tourisme, Marie Nyange Ndambo s’est rendue, mardi 1er septembre 2026, au Parc Marin des Mangroves, dans la province du Kongo-Central. Cette descente intervient après plusieurs missions d’enquête faisant état de menaces sur l’intégrité du parc, notamment la spoliation et l’occupation illégale de certaines parties de son espace.
Pour la ministre, la protection des mangroves constitue un enjeu majeur pour la biodiversité et les communautés locales. Ces écosystèmes jouent un rôle essentiel dans la reproduction de nombreuses espèces aquatiques et contribuent au maintien des ressources halieutiques.
« Si nous perdons cet écosystème, nous perdrons des espèces de poissons que l’on ne pourra plus jamais retrouver dans nos assiettes », a déclaré Marie Nyange Ndambo.
La mission gouvernementale s’est également penchée sur les effets de la pollution sonore et lumineuse, particulièrement préoccupants pour les tortues marines, dont les sites de ponte peuvent être perturbés.
Marie Nyange Ndambo a assuré que son ministère entend renforcer les mécanismes de protection des écosystèmes, notamment à travers la Politique forestière nationale et la révision en cours du Code forestier.
« Nous mettrons en place toutes les dispositions pour non seulement nous protéger, mais aussi sanctionner tous ceux qui violent les normes environnementales », a-t-elle prévenu.
Cette mission traduit ainsi la volonté de la ministre de faire de la sauvegarde du Parc Marin des Mangroves une priorité, afin de préserver durablement ce patrimoine naturel et les ressources dont dépendent les communautés de Moanda.
Clementus Lusamba / Afrique-One.net