La journée de « ville morte » décrétée par certains acteurs congolais de l’opposition n’a pas eu l’effet à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central au centre de la République démocratique du Congo. Ce mardi 3 juin, les activités socio-économiques se sont déroulées normalement à travers l’ensemble de la ville, où le calme a prévalu tout au long de la journée.
Dès les premières heures de la matinée, les habitants ont vaqué librement à leurs occupations habituelles. Élèves, étudiants, agents de l’État, commerçants et autres travailleurs ont répondu présents dans les écoles, bureaux, marchés et différents lieux d’activités.
Dans les cinq communes de Kananga, aucun mouvement particulier lié à l’appel à la mobilisation n’a été observé. Les marchés ont fonctionné normalement et les transports en commun ont assuré leurs services sans interruption sur l’ensemble du réseau urbain.
Sur le terrain, les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) étaient visibles à plusieurs points stratégiques de la ville afin de prévenir tout trouble à l’ordre public et d’intervenir en cas de nécessité.
Cette situation intervient au lendemain d’un communiqué du gouverneur du Kasaï-Central, qui avait invité la population à poursuivre normalement ses activités, rappelant que la journée du 3 juin demeurait ouvrable sur toute l’étendue de la province.
À la mi-journée, aucun incident majeur n’avait été signalé par les autorités locales, confirmant ainsi le maintien d’un climat de stabilité dans la ville de Kananga.
Gilbert Kalumbu à Kananga