Le défenseur des droits humains Rodrigue Bugale appelle les députés nationaux et provinciaux élus du Sud-Kivu à faire de la sécurité, du développement des infrastructures et de l'amélioration des conditions de vie des populations leurs priorités, plutôt que de s'engager dans le débat autour d'une éventuelle révision de la Constitution.

Dans une déclaration publiée mercredi 3 juin, il estime que les défis auxquels fait face la province exigent une attention particulière des représentants du peuple. Il cite notamment la persistance de l'insécurité dans plusieurs territoires, la détérioration des infrastructures routières ainsi que les difficultés socio-économiques auxquelles sont confrontées les communautés locales.

« Les habitants attendent des solutions concrètes à leurs problèmes quotidiens. Ils ont besoin de la paix, de la sécurité et d’un meilleur accès aux infrastructures de base », a-t-il déclaré.

Selon lui, les discussions sur une éventuelle réforme constitutionnelle ne devraient pas occulter les préoccupations urgentes des populations du Sud-Kivu. Il évoque notamment la situation dans certains territoires comme Walungu et Mwenga, où les questions sécuritaires et de développement demeurent au centre des attentes des citoyens.

Il rappelle que le mandat des élus repose avant tout sur la défense des intérêts de leurs électeurs et la recherche de solutions aux problèmes auxquels ceux-ci sont confrontés au quotidien.

En suite, Rodrigue Bugale ajoute que les efforts des décideurs politiques devraient être orientés vers la consolidation de la paix, le rétablissement de la sécurité et la promotion du développement afin de répondre aux besoins les plus pressants des populations du Sud-Kivu.

Christian Balemba, à Bukavu