Nouveau rebondissement dans le procès opposant l'ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, au ministère public dans le dossier relatif au Fonds de réparation et d'indemnisation des victimes des activités illicites de l'Ouganda (FRIVAO). L'ancien membre du gouvernement a quitté, ce lundi, la salle d'audience de la Cour de cassation avec ses avocats, dénonçant ce qu'il qualifie de graves violations de ses droits procéduraux.
Au cours de l'audience, Constant Mutamba a contesté la régularité de sa citation à comparaître, estimant que celle-ci comporte des irrégularités susceptibles d'affecter la validité de la procédure engagée contre lui.
L'ancien ministre a également affirmé que la plainte qu'il dit avoir déposée contre un greffier n'a jamais été enregistrée par les services compétents. Selon lui, cette situation traduit un dysfonctionnement de la procédure et porte atteinte à ses droits en tant que justiciable.
Estimant que ses préoccupations n'ont pas été prises en compte par la Cour, Constant Mutamba et son équipe de défense ont décidé de quitter la salle d'audience avant la poursuite des débats. Ce départ a marqué un tournant dans le déroulement de l'audience, alors que le procès se poursuivait devant la haute juridiction.
« Qu’ils me condamnent à mort. Je boirai la ciguë, comme Socrate, et je mourrai pour la justice et la vérité », a-t-il déclaré à sa sortie de la salle d’audience.
Cette affaire s'inscrit dans le cadre des poursuites engagées contre l'ancien ministre de la Justice dans le dossier du FRIVAO, un fonds destiné à l'indemnisation des victimes des activités illicites de l'Ouganda en République démocratique du Congo.
À l'heure de la rédaction de cet article, la Cour de cassation ne s'était pas encore prononcée publiquement sur les griefs soulevés par la défense de Constant Mutamba ni sur les conséquences de son retrait de l'audience. Le dossier demeure suivi de près en raison de ses implications judiciaires et politiques.
Joël Tshimuanga / Afrique-One.net