Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a décrit la situation sécuritaire dans l’Est de son pays comme une crise qui dépasse désormais le cadre d’un conflit passager. Il a estimé que plus de trois décennies de violences ont fini par affecter plusieurs générations de Congolais.

Dans son allocution annonçant l’ouverture du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, le chef de l’État congolais est revenu sur les conséquences des conflits qui persistent dans l’Est du pays.

« Depuis plus de trois décennies, l’Est de notre pays porte dans sa chair la part la plus cruelle de cette histoire. Trente ans, ce n’est plus une crise passagère : c’est une génération entière qui est décimée », a déclaré Félix Tshisekedi.

Selon lui, cette situation a créé un cycle de violence qui se transmet d’une génération à l’autre.

« Des enfants sont nés sous le bruit des armes, ont grandi dans l’insécurité et sont devenus, à leur tour, les parents d’enfants qui n’ont jamais connu une paix véritable », a-t-il ajouté.

Le président congolais a également évoqué l’ampleur des conséquences humanitaires de ces conflits. Il a fait état de millions de Congolais tués, déplacés ou contraints à l’exil, ainsi que de violences sexuelles contre les femmes, de familles dispersées et de villages détruits.

Félix Tshisekedi a aussi dénoncé les divisions communautaires provoquées ou accentuées par les violences.

Clementus Lusamba / Afrique-One.net