Le député national Simon Mulamba Mputu appelle les autorités congolaises et la communauté internationale à traduire les engagements pris en actions concrètes pour parvenir à une paix durable en République démocratique du Congo.
Selon lui, les différents accords conclus par Kinshasa resteront sans effet s’ils ne sont pas effectivement mis en œuvre.
Il s’est exprimé dans une tribune intitulée « Les minerais contre la paix : choisir entre le discours et les actes », dans laquelle il met en évidence le paradoxe entre l'intérêt croissant des grandes puissances pour les minerais critiques de la RDC et la persistance de l'insécurité dans l'Est du pays.
« L'heure est venue de passer des déclarations aux actes », insiste Simon Mulamba, qui plaide pour une coopération internationale fondée sur « le respect mutuel, la responsabilité et l'équité », plutôt que sur la charité.
Cet élu de Tshikapa, cite notamment le cobalt, le cuivre, le coltan et le lithium, devenus des ressources stratégiques au centre d'une forte demande internationale. Il déplore toutefois que cette richesse minière coïncide avec la poursuite des violences dans certaines zones du pays, où, selon lui, les populations paient le prix du sang.
Évoquant l'accord stratégique conclu entre la RDC et les États-Unis ainsi que l'accord de paix signé entre Kinshasa et Kigali, le député de Tshikapa estime qu'« un accord ne vaut que par son exécution ». Il considère que tant que persistent les violences, les activités des groupes armés et les accusations liées à la présence militaire étrangère, les engagements en faveur de la paix demeurent incomplets.
Il interpelle également la communauté internationale sur la nécessité de faire respecter le droit international sans ambiguïté. Il souligne notamment le rôle des États-Unis dans le rapprochement diplomatique entre la RDC et le Rwanda et estime que Washington a désormais un devoir de suivi dans la mise en œuvre des engagements pris.
Sur le plan économique, Maître Simon Mulamba appelle la RDC à poursuivre les réformes en matière de gouvernance et à renforcer la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Il insiste particulièrement sur la transformation locale des minerais, afin que la valeur générée par l'exploitation du sous-sol congolais bénéficie davantage à la population.
Selon lui, la population congolaise aspire avant tout à vivre en paix afin que les ressources naturelles du pays puissent contribuer au financement des écoles, des hôpitaux, des routes et à la création d'emplois décents.
Clementus Lusamba / Afrique-One.net