L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section du Kasaï Oriental, a condamné l’agression dont a été victime le journaliste Placide Cilewu Mukonga Bantu, vendredi 15 mai 2026 à Mbuji-Mayi, alors qu’il couvrait une manifestation des femmes balayeuses.
Selon le récit de la victime, les faits se sont déroulés aux alentours de l’ISP/Mbuji-Mayi, où des éléments de la Police nationale congolaise étaient déployés pour empêcher la marche vers la cathédrale. Alors qu’il exerçait son travail, le journaliste de la Radio Télévision de l’Église Évangélique des Témoins du Christ (RTEETC) affirme avoir été interpellé par des policiers qui lui ont demandé son identité et une autorisation de filmer.
Placide Cilewu Bantu explique avoir rappelé aux agents qu’il exerçait son métier sur la voie publique, où les journalistes ont accès aux sources d’information. Il affirme avoir ensuite été violemment pris à partie.
D’après son témoignage, il a été tiré par la ceinture, jeté au sol, giflé puis embarqué à bord d’une jeep de la police avant d’être conduit au district Est de la police à Bakwadianga, où il dit avoir subi des traitements dégradants.
Le journaliste présente notamment des douleurs à la jambe droite ainsi qu’une blessure à l’œil gauche ayant provoqué un saignement.
Dans une déclaration officielle, l’UNPC/Kasaï Oriental dit condamner avec la dernière énergie ces violences. L’organisation exige notamment la réparation des préjudices causés au journaliste, sa prise en charge médicale urgente ainsi que des sanctions contre les policiers impliqués.
L’UNPC prévient également qu’elle se réserve le droit d’entreprendre des actions d’envergure si aucune mesure concrète n’est prise dans les 72 heures suivant sa déclaration.
Cette affaire relance les préoccupations liées à la sécurité des journalistes et au respect de la liberté de la presse en République démocratique du Congo.
Arcel Lumbala à Mbuji-mayi / Afrique-One.net