La Coalition Article 64 (C64) a rejeté, ce vendredi 28 août 2026, les consultations populaires lancées par le président Félix Tshisekedi, estimant qu’elles ne répondent pas à l’exigence d’un véritable dialogue national inclusif.
Dans un communiqué signé par ses principales figures, notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, la C64 oppose un « non catégorique » à cette démarche présidentielle. Pour cette coalition, les consultations ne sauraient remplacer le dialogue national inclusif qu’elle continue de réclamer.
La plateforme accuse également le chef de l’État de tirer profit du contexte de guerre dans l’Est et de la situation sociale difficile pour, selon elle, détourner l’attention des préoccupations majeures de la population. La C64 voit derrière cette démarche une stratégie politique susceptible de déboucher sur une révision de la Constitution.
Les cinq leaders de l’opposition redoutent notamment une modification du cadre constitutionnel qui permettrait, selon eux, à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat au-delà de 2028. Ils évoquent également le risque de « balkanisation » du pays, qu’ils associent à ce qu’ils considèrent comme une volonté de conservation du pouvoir.
Face à ces inquiétudes, la C64 réaffirme son opposition à toute modification de la Constitution et annonce une mobilisation populaire. Elle appelle les Congolais à participer à une marche nationale le 15 septembre 2026 afin de dénoncer ce qu’elle qualifie de « dérive institutionnelle ».
Joel Tshimuanga / Afrique-One.net