Le parquet général près la Cour de cassation hausse le ton face aux comportements jugés répréhensibles sur les réseaux sociaux en République démocratique du Congo. Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a donné des instructions fermes à la police judiciaire concernant les contenus diffusés sur les différentes plateformes numériques.
Lors d’une réunion tenue lundi avec la coordination des inspecteurs de la police judiciaire, le magistrat a insisté sur la nécessité de faire respecter les dispositions légales dans l’usage des réseaux sociaux. Les auteurs de propos susceptibles de constituer des infractions, notamment les insultes et les imputations répréhensibles, pourraient désormais faire l’objet de poursuites judiciaires.
À l’issue de cette rencontre, le commissaire général adjoint de la police judiciaire de Kinshasa a relayé la fermeté affichée par les autorités. Il a notamment averti les créateurs de contenus, particulièrement ceux actifs sur TikTok, que les comportements contraires à la loi pourraient entraîner leur arrestation.
« Tout Tiktokeur qui s’adonnerait aux insultes et aux imputations sera arrêté immédiatement, même à l’étranger », a-t-il déclaré.
Selon les autorités judiciaires, ces mesures ne devraient faire aucune distinction entre les plateformes utilisées. Les poursuites pourraient ainsi viser tout utilisateur dont les publications seraient considérées comme contraires à la législation congolaise.
La police judiciaire évoque également la possibilité de recourir aux mécanismes de coopération policière internationale lorsque les personnes recherchées se trouvent hors du territoire national.
Dans ce cadre, des mandats d’arrêt internationaux pourraient être sollicités et transmis par les canaux appropriés, notamment à travers Interpol, lorsque les conditions légales sont réunies.
Cette mise en garde intervient dans un contexte marqué par la multiplication des contenus publiés sur les réseaux sociaux, où insultes, accusations et propos controversés font régulièrement l’objet de débats.
Les autorités judiciaires entendent ainsi rappeler que la liberté d’expression sur Internet demeure encadrée par la loi et que les réseaux sociaux ne constituent pas un espace échappant aux règles de droit.
Joel Tshimuanga / Afrique-One.net