La Plate-forme des confessions religieuses appelle à l’organisation d’un dialogue national apaisé et inclusif en République démocratique du Congo, qu’elle présente comme un ultime sursaut patriotique face aux défis auxquels le pays est confronté.

Cette initiative bénéficie du soutien du président burundais Évariste Ndayishimiye, à la suite des démarches menées à Bujumbura, ainsi que d’un accord de principe du président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Selon les confessions religieuses, ce processus devrait s’articuler autour de trois principaux piliers. Le premier concerne la médiation politique, destinée à favoriser un rapprochement entre les différentes parties prenantes et à créer les conditions d’un dialogue national.

Le deuxième axe porte sur la résolution des causes profondes des crises que traverse la RDC, notamment les questions liées à l’insécurité persistante dans l’Est du pays et aux enjeux de gouvernance.

Le troisième pilier concerne la justice transitionnelle, présentée comme un mécanisme permettant de contribuer à la recherche de la vérité, à la justice et à la réconciliation nationale.

Pour concrétiser cette démarche, une commission mixte interconfessionnelle a été chargée de préparer une feuille de route devant définir les contours et les principales étapes du processus.

De ce fait, la Plate-forme des confessions religieuses favorise une dynamique nationale susceptible de réunir les différentes composantes de la société congolaise autour d’un processus de dialogue visant à s’attaquer aux causes profondes des crises et à rechercher des solutions durables.

Clementus Lusamba /Afrique-One.net