Quatre corps sans vie ont été retrouvés entre le 12 et le 16 août 2026 aux abords du quartier Panzi, dans la commune d’Ibanda, à Bukavu. L’alerte a été lancée par le Noyau communal d’Ibanda de la Société civile Forces vives du Sud-Kivu, qui appelle les autorités à établir avec rigueur les circonstances de ces décès.
Selon cette structure citoyenne, deux des victimes ont pu être identifiées, tandis que l’identité des deux autres demeure inconnue. À ce stade, aucune conclusion définitive ne permet toutefois d’établir un lien entre ces différents décès.
Le Noyau communal évoque plusieurs pistes, encore à vérifier. Certaines informations recueillies feraient état d’une consommation excessive de boissons fortement alcoolisées. Dans un autre dossier, la piste d’une noyade est avancée. Ces éléments ne constituent cependant pas, en l’état, des conclusions établies.
La société civile insiste ainsi sur la nécessité d’investigations sérieuses, afin que les circonstances précises de chaque décès soient déterminées et que les spéculations ne viennent se substituer aux faits.
Au-delà de ces quatre cas, l’organisation citoyenne s’inquiète des conséquences que peut entraîner la circulation incontrôlée de certaines boissons fortement alcoolisées, notamment auprès des jeunes et des personnes considérées comme vulnérables.
Elle demande notamment aux pouvoirs publics de renforcer la surveillance de la fabrication et de la distribution de ces produits, de combattre leur accès aux mineurs, de multiplier les contrôles aux différents points d’entrée de la province et de procéder à des inspections régulières des structures locales de production.
Le Noyau communal souhaite également une campagne de sensibilisation destinée particulièrement à la jeunesse sur les risques liés à l’abus d’alcool, ainsi que l’ouverture d’enquêtes permettant de documenter, cas par cas, les décès enregistrés.
Pour cette organisation, l’enjeu dépasse désormais la seule comptabilité macabre des victimes. Il s’agit, selon elle, de déterminer les responsabilités éventuelles, de faire émerger la vérité et surtout d’empêcher que d’autres vies soient perdues dans l’indifférence.
« Chaque vie humaine compte », rappelle le Noyau communal d’Ibanda, qui exhorte les autorités à ne pas attendre que le bilan s’alourdisse avant d’agir.
Christian Balemba / Afrique-One.net