Le Dr Aristote Ngarime, secrétaire national chargé de la communication et des médias du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a annoncé qu’il ne souhaitait pas être associé aux positions et aux actions du nouveau mouvement politico-militaire lancé à Goma.
Sa déclaration, datée du 12 octobre à Kinshasa, est intervenue après la désignation de l’ancien président Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), présenté comme issu de l’AFC/M23.
Dans son document, Aristote Ngarime affirme que les orientations prises par cette nouvelle plateforme politique et militaire ne sauraient engager sa responsabilité personnelle. Il précise ne pas souscrire aux déclarations publiques ni aux initiatives portées par ce mouvement, qu’elles soient déjà annoncées ou envisagées à l’avenir.
« Je tiens à préciser que je me désolidarise pleinement et explicitement de toutes les prises de position, déclarations publiques, actions ou orientations politiques présentes et futures », écrit-il, estimant que sa responsabilité morale et politique ne peut être engagée par ces initiatives.
La position d’Aristote Ngarime intervient dans un contexte de recomposition politique autour de Joseph Kabila, ancien chef de l’État et fondateur du PPRD. Elle met en évidence une prise de distance individuelle au sein de cette formation politique, sans toutefois permettre, à elle seule, de conclure à une rupture avec le parti.
Nommé secrétaire national chargé de la communication et des médias du PPRD en janvier 2022, Aristote Ngarime compte parmi les responsables de cette formation. Il a également obtenu, en avril 2026, un doctorat en relations internationales et en politique internationale à l’Université pédagogique nationale (UPN), avec la mention « la plus grande distinction ». Ses recherches ont porté sur la géopolitique, l’interdépendance et la souveraineté stratégique de la République démocratique du Congo.
Dans sa déclaration du 12 octobre, il réaffirme son attachement aux institutions et au cadre juridique de la République démocratique du Congo. Il s’oppose explicitement au recours à la rébellion armée, privilégiant le respect des dispositions constitutionnelles.
« Je reste attaché à la Constitution du 18 février 2006 et aux lois de la République. Je suis contre la rébellion », souligne-t-il.
Cette déclaration intervient alors que la désignation de Joseph Kabila à la tête du FRN suscite des prises de position au sein de la classe politique congolaise. Elle constitue, pour Aristote Ngarime, une clarification publique de sa position face à cette nouvelle dynamique politico-militaire.
Joël Tshimuanga / Afrique-One.net