Le gouvernement congolais a condamné, mercredi 21 octobre, les propos tenus par Fils Mukoko, jugés contraires à ses efforts de lutte contre les appels à la violence. Par la voix de son porte-parole, Patrick Muyaya, l’exécutif annonce avoir saisi les organes compétents afin que des mesures appropriées soient prises.

Selon Patrick Muyaya, les organes compétents, notamment le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), l’Hôtel de ville de Kinshasa ainsi que d’autres services concernés, ont été saisis afin de tirer les conséquences de ces propos.

Le gouvernement réaffirme, à cette occasion, son opposition à toute forme d’incitation à la violence et à tout discours susceptible de stigmatiser les partenaires occidentaux de la RDC.

Pour le porte-parole du gouvernement, de tels appels risquent de compromettre les efforts engagés par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, le gouvernement et les partenaires internationaux, dont la Belgique, en faveur du retour de la paix dans les zones du pays sous occupation.

Par ailleurs, Patrick Muyaya a tenu à rassurer les missions diplomatiques accréditées en RDC ainsi que leur personnel. Il affirme que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir leur sécurité et protéger l’inviolabilité de leurs sièges.

Le gouvernement prévient enfin que toute personne qui versera dans l’extrémisme s’exposera à la rigueur de la loi.

Joel Tshimuanga / Afrique-One.net