Le gouvernement congolais accuse l’ancien président Joseph Kabila de vouloir renverser l’ordre constitutionnel par la lutte armée. Dans une déclaration faite dimanche 18 octobre 2026, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, estime que la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) ne change pas la nature de l’ancien mouvement AFC-M23.

Dans une déclaration publiée ce  dimanche 18 octobre, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, accuse l’ancien chef de l’État d’avoir choisi la voie des armes pour tenter de revenir au pouvoir.

« Le choix du président honoraire de prendre les armes signifie qu’il a choisi de tuer les Congolais pour penser renverser l’ordre constitutionnel et revenir au pouvoir », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement estime que le changement de dénomination de l’AFC-M23 en FRN ne modifie ni les acteurs impliqués ni la nature du mouvement. Il le présente comme un groupe armé supplétif du Rwanda.

Patrick Muyaya affirme que, quelle que soit son appellation, le mouvement armé est appelé à disparaître au terme du processus de paix de Doha, engagé pour tenter de mettre fin au conflit dans l’est du pays.

Le ministre de la Communication et Médias a également interpellé les responsables de la plateforme d’opposition C64, qui réclamaient auparavant la participation de Joseph Kabila au dialogue national.

Il les invite désormais à clarifier leur position face à l’implication de l’ancien président dans le nouveau mouvement politico-militaire.

Cette sortie du gouvernement illustre les tensions politiques persistantes autour de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, alors que Kinshasa continue de défendre les initiatives diplomatiques en cours et dénonce le recours aux armes pour conquérir le pouvoir.

Joel Tshimuanga / Afrique-One.net