Le Conseil national de la jeunesse de la République démocratique du Congo (CNJ-RDC) condamne la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) par l'ancien président Joseph Kabila, présenté comme une nouvelle bannière de l’AFC-M23.
Le CNJ-RDC a exprimé sa ferme opposition à la création du FRN qu’il présente comme une nouvelle bannière de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du Mouvement du 23 mars (M23).
Dans son communiqué publié mercredi 14 octobre 2026, le président du CNJ-RDC, Claude Mbuyi, dénonce une initiative qu’il considère comme une trahison envers la nation congolaise.
Le Conseil rappelle, à cet effet, les dispositions des articles 63 et 64 de la Constitution, qui consacrent notamment le devoir de défendre le territoire national et l’obligation pour chaque Congolais de faire échec à toute personne ou tout groupe qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions constitutionnelles.
Face à la situation sécuritaire dans l’est du pays, le CNJ-RDC réaffirme son soutien aux FARDC et exprime sa solidarité envers les populations affectées par les violences armées.
L’organisation appelle également à la mobilisation et à l’unité de la jeunesse congolaise, estimant que celle-ci doit jouer un rôle important dans la défense de l’intégrité territoriale et la préservation de la souveraineté nationale.
Dans cette dynamique, le Conseil annonce l’organisation prochaine d’actions pacifiques, sans toutefois en préciser les modalités dans les éléments du communiqué communiqués à la presse.
« La RDC d’aujourd’hui n’est pas le Zaïre de 1996. Trop, c’est trop ! », martèle le CNJ-RDC, dans un message qui traduit son opposition à la création de ce nouveau mouvement.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo, où les autorités congolaises font face à l’activisme de groupes armés.
Joel Tshimuanga / Afrique-One.net