Les États‑Unis et l’Iran ont conclu un cessez‑le‑feu de deux semaines, ce mardi 7 avril, après quarante jours de guerre. Cette trêve doit déboucher sur des pourparlers, vendredi à Islamabad, basés sur un accord de trêve composé de nombreux points d'achoppement, proposé par Téhéran aux États‑Unis. Un haut responsable de la Maison Blanche a assuré que ce plan, qui contient des demandes a priori difficilement acceptables par Washington, n'était pas le document servant de base aux négociations avec les États-Unis.
Une liste publiée mardi par la République islamique évoque "le maintien du contrôle iranien sur le détroit d'Ormuz, l'acceptation de l'enrichissement, la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires", ainsi que le retrait des forces américaines du Moyen-Orient, la fin des attaques contre l'Iran et ses alliés, la libération des avoirs iraniens gelés et une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rendant l'accord contraignant.
Pendant quinze jours, Téhéran s’est engagé à faire du détroit d’Ormuz un "passage sûr", selon Seyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique. Si Téhéran accepte de rouvrir temporairement la voie maritime, où transite 20% du pétrole brut mondial — une victoire revendiquée par le président américain Donald Trump —, elle en exige le contrôle et l'on ignore ce mercredi soir comment fonctionnerait concrètement une souveraineté iranienne sur le détroit.