À la veille de la visite du pape Léon XIV en France, le cardinal François Bustillo, évêque d’Ajaccio, estime que cette venue intervient dans un contexte marqué par une forte attente spirituelle dans une société pourtant largement sécularisée.
Dans un entretien accordé au Figaro, le cardinal Bustillo affirme que la France oscille entre « l’absence de Dieu et la soif de Dieu ». Il relève notamment l’engouement suscité par la visite pontificale et la participation annoncée de centaines de milliers de personnes aux célébrations.
C’est dans ce contexte qu’il formule cette comparaison : « Jean-Paul II a réveillé l’Est ; Léon XIV pourrait réveiller l’Ouest. » Pour lui, le pape actuel pourrait contribuer à raviver la dimension spirituelle et culturelle du christianisme dans les pays de vieille tradition catholique, sans arrogance ni complexe.
Cette déclaration a été reprise par l’éditorialiste Ivan Rioufol dans Causeur. Celui-ci y voit le signe d’un regain d’intérêt pour les questions spirituelles et critique ce qu’il décrit comme les limites d’un système politique et administratif « technocratique ». Cette dernière lecture relève de l’analyse et de l’opinion de l’éditorialiste, et non d’une déclaration du cardinal Bustillo.
Au-delà des divergences d’interprétation, la visite de Léon XIV en France intervient ainsi sur fond de débat sur la place du catholicisme, les racines culturelles du pays et la quête de sens dans une société sécularisée. Le cardinal Bustillo appelle notamment à retrouver une « espérance » et une vision de l’avenir centrée sur la vie.
Marie Noël / Afrique-One.net