Un nouvel échange diplomatique autour de la souveraineté nationale s’est invité dans les débats de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, à New York. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a vivement critiqué la politique américaine menée au Venezuela après l’intervention ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro.

Donald Trump a, de son côté, défendu devant l’ONU les actions américaines au Venezuela, mettant en avant la puissance militaire des États-Unis et l’accord conclu avec les autorités vénézuéliennes dans le secteur pétrolier. Washington affirme avoir obtenu un contrôle majoritaire sur plus de 65 milliards de barils de réserves prouvées du Venezuela.

Lula a estimé que la situation vénézuélienne posait une question fondamentale de souveraineté. Il a notamment déclaré que si Nicolás Maduro devait être jugé, il devrait l’être au Venezuela et non à l’étranger. Le président brésilien avait déjà dénoncé l’intervention américaine, estimant qu’elle avait porté atteinte à la souveraineté du Venezuela.

Cette passe d’armes intervient alors que Washington cherche à renforcer son influence dans l’hémisphère occidental, tandis que Brasilia défend le principe de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires des États. Trump a également affirmé à l’ONU que les États-Unis étaient prêts à utiliser leur « puissance militaire sans égale » pour défendre leurs intérêts. 

Joël Tshimuanga / Afrique-One.net