L’ancien chef d’état-major général des FARDC, Christian Tshiwewe Songesha, a comparu ce jeudi devant la Haute Cour militaire à Kinshasa. Il est poursuivi, avec plusieurs coaccusés, pour avoir présumément participé à un complot visant à renverser par les armes le régime constitutionnel en République démocratique du Congo.
Selon l’extrait de rôle lu à l’audience par la greffière, le général d’armée et ses présumés complices sont accusés d’avoir formé un complot dans le but de changer par les armes le régime constitutionnel de la RDC.
Outre cette accusation, le ministère public reproche à l’ancien patron des FARDC la détention illégale d’un important arsenal militaire découvert dans sa résidence de la commune de Gombe, à Kinshasa. Les armes auraient été saisies le 9 juillet 2025 lors d’une opération menée par les services compétents.
D’après les éléments versés au dossier, les autorités ont récupéré 92 fusils d’assaut de type Kalachnikov, 12 lance-roquettes RPG-7 ainsi que plusieurs milliers de munitions.
L’affaire, qui implique l’un des plus hauts gradés de l’armée congolaise de ces dernières années, est désormais examinée par la Haute Cour militaire. Les prochaines audiences devraient être consacrées à l’examen des charges retenues contre les prévenus ainsi qu’à la présentation des moyens de défense.
Aucun jugement n’a encore été rendu dans ce dossier. Comme le prévoit la loi, les personnes poursuivies restent présumées innocentes tant qu’une décision judiciaire définitive n’a pas établi leur culpabilité.
Clementus Lusamba / Afrique-One.net