La ministre d’État, ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaiba Masudi, s’est rendue  samedi 26 septembre 2026 au site du Centre national de pédiatrie et de pneumologie (CNPP) de Kinkole, à Kinshasa, pour s’enquérir des conditions de vie des personnes déplacées venues notamment de Pakadjuma et de Kawele.

Accueillis sur le site depuis environ huit mois, ces déplacés vivent dans des conditions précaires. À l’arrivée de la ministre d’État, certains ont exprimé leur détresse à travers des messages écrits, évoquant notamment le manque d’eau, l’insuffisance des installations sanitaires, la promiscuité et les difficultés d’hébergement.


Les responsables du centre ont également alerté sur les conséquences de cette occupation prolongée sur le fonctionnement de l’hôpital et de l’Institut d’Enseignement médical de Kinkole. Le directeur de l’IEM, Pika Mbemba Rodin, a notamment plaidé pour le désengorgement des espaces occupés et l’amélioration des conditions d’hygiène et d’assainissement.

Face à ces préoccupations, Ève Bazaiba a assuré les déplacés de l’attention du gouvernement et indiqué que des solutions étaient recherchées, notamment en vue de leur retour dans leurs milieux d’origine lorsque les conditions de sécurité le permettront. En attendant, elle a annoncé la construction d’abris destinés à améliorer leurs conditions d’hébergement et appelé les familles au calme et à la patience.


La visite a également été marquée par la découverte d’un enfant en pleine crise de convulsion. La ministre d’État a immédiatement instruit les équipes médicales pour qu’une prise en charge urgente lui soit accordée. Elle s’est ensuite rendue au service pédiatrique de l’Hôpital de référence de Kinkole, où elle a donné des instructions concernant la prise en charge et le paiement des soins de certains patients.

Ève Bazaiba a enfin inspecté l’entrepôt où sont stockées les aides humanitaires destinées aux déplacés, afin de vérifier leur disponibilité et les conditions de leur distribution. Cette descente a permis à la ministre d’État de constater directement l’ampleur des besoins de ces familles, confrontées depuis plusieurs mois à une situation humanitaire difficile.

Clementus Lusamba / afrique-One