Dans une ordonnance signée samedi 1z septembre 2026, le chef de l'État congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a institué le Comité d'organisation du Dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l'État.
Cette signature matérialise l'annonce faite le 27 août dernier dans son adresse à la Nation. Elle fait passer le dialogue du discours politique à l'acte juridique.
Selon la Présidence, ce Comité aura pour mandat d'assurer toute la préparation administrative, matérielle et logistique. Sa mission : réunir les préalables indispensables avant la convocation effective du dialogue.
À l'issue de son travail, il devra déposer un rapport préliminaire entre les mains du Président de la République. Ce n'est que sur base de ce rapport qu'une seconde ordonnance présidentielle viendra fixer les principes directeurs, la feuille de route, les modalités de représentation et les mécanismes de suivi.
Le schéma retenu par le Chef de l'État rompt avec les précédents dialogues. Kinshasa ne sera pas le point de départ, mais l'aboutissement.
Le processus s'ouvrira par des consultations dans les 26 provinces, réunissant élus, partis politiques de la majorité comme de l'opposition, société civile, autorités coutumières, confessions religieuses et forces vives.
L'ensemble des contributions sera consolidé dans une synthèse nationale qui servira de base aux assises de Kinshasa. Le tout est encadré dans un délai maximal de trois mois et devra déboucher sur un Pacte national assorti d'une matrice de mise en œuvre.
Le Président a par ailleurs réaffirmé que ce dialogue, conçu par les Congolais et pour les Congolais, ne se substituera pas au processus de Doha, cadre retenu pour les discussions sur la cessation des hostilités avec l'AFC/M23.
Benoît katakamuna / Afrique-One.net