Le bilan du crash d’un aéronef survenu vendredi à Kenge, dans la province du Kwango, s’est alourdi. Initialement établi à 13 morts, il est désormais de 17 personnes décédées, selon le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, cité par l’Agence congolaise de presse (ACP).
D’après cette autorité provinciale, les équipes intervenues sur le site ont découvert 16 corps d’adultes ainsi que celui d’un bébé, après avoir maîtrisé l’incendie qui s’était déclaré sur l’épave de l’appareil. Le bilan pourrait ainsi correspondre aux personnes présentes à bord, l’aéronef ayant officiellement transporté 13 passagers et quatre membres d’équipage.
L’appareil, un petit porteur exploité par Tracep Congo Aviation, effectuait la liaison entre Kikwit, dans la province du Kwilu, et Kinshasa. Selon les premières informations communiquées par les autorités locales, l’avion aurait rencontré un problème alors qu’il survolait Kenge. Le pilote avait effectué plusieurs tours à la recherche d’un endroit où atterrir avant que l’appareil ne s’écrase dans une parcelle du quartier Manzau.
Une enquête de sécurité a été ouverte par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA). Des enquêteurs, dont certains dépêchés de Kinshasa, se sont rendus sur le site afin de recueillir les éléments nécessaires à l’établissement des circonstances et des causes de l’accident. Le BPEA a également demandé que le site soit préservé afin de ne pas compromettre les éléments utiles à l’enquête.
Les recherches doivent notamment se poursuivre pour retrouver la boîte noire de l’aéronef, susceptible de fournir des informations importantes sur les dernières données de vol et les circonstances ayant précédé le crash. Rémy Saki a indiqué que les recherches avaient été interrompues en raison de la tombée de la nuit et devaient reprendre dans la journée suivante.
Par ailleurs, les Forces armées de la RDC ont annoncé le décès de deux officiers généraux qui se trouvaient à bord de l’appareil : le lieutenant-général Joseph Mutombo, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia, auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire.
Les circonstances précises de ce drame restent donc à établir. Les conclusions des enquêteurs permettront de déterminer les causes du crash et d’apporter davantage d’éléments sur le déroulement du vol.
Joel Tshimuanga / Afrique-One.net