À Kamituga, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, la circulation des motos reste fortement perturbée. Les conducteurs de taxis-motos ont poursuivi, mardi 22 septembre 2026, leur mouvement de protestation entamé la veille contre ce qu’ils dénoncent comme une multiplication des contrôles et des exigences financières sur les axes routiers.
La Synergie des motocyclistes de Kamituga et du territoire de Mwenga conteste notamment les opérations de contrôle et de recouvrement attribuées à la Direction provinciale de mobilisation et d’encadrement des recettes (DPMER). Selon des témoignages relayés localement, certains conducteurs évoquent des montants compris entre 10 000 et 20 000 francs congolais, ainsi que des menaces d’amendes pouvant atteindre 100 dollars américains.
Ces accusations n’ont, à ce stade, pas encore fait l’objet d’une réaction officielle de la DPMER permettant d’en préciser la base légale et les modalités.
La poursuite de ce mouvement affecte la mobilité dans la cité minière, où les taxis-motos constituent un moyen de transport largement utilisé. Plusieurs habitants sont contraints de parcourir certains trajets à pied, tandis que les transporteurs demandent une clarification des procédures de contrôle et des paiements exigés.
De son côté, la société civile de la chefferie de Wamuzimu appelle à la concertation entre les autorités compétentes et les représentants des motocyclistes. Son coordonnateur, Bienfait Fazili, estime que le dialogue pourrait permettre de clarifier les procédures et de trouver une issue à cette situation.
Pour l’heure, aucune reprise normale du trafic des motos n’a été annoncée à Kamituga.
Christian Balemba / Afrique-One.net